Pourquoi quittons-nous Facebook et Twitter ?

L’antifascisme est pour nous une tactique portée par un noyau autonome. Ce noyau pratique une guerre de positions pour recomposer la gauche vers un projet libérateur en lien avec l’héritage du mouvement ouvrier et révolutionnaire.

Or, Facebook et Twitter sont l’expression quotidienne d’un libéralisme culturel qui affaiblit, voire dénature toute cette proposition tactique qui est de taille.

Les réseaux sociaux amènent à tout analyser sous l’angle de la « communication » dans une ambiance de relativisme.

Le sérieux de l’activisme s’évapore dans un flux d’informations, avec son lot de vidéos et de photos symboliques.

C’est l’ère du « buzz » dans laquelle tout activisme ferme s’efface au profit d’attitudes vélléitaires, avec des objectifs de court terme.

Facebook et Twitter c’est le triomphe du débat individualiste où chaque personne avance « sa » pensée sans jamais qu’il n’y ait de véritables débats démocratiques au sens où des groupes affirmeraient leurs positions, se répondraient via des médias interposés, se critiqueraient, avanceraient ensemble dans leurs oppositions.

Le « réseau social » n’amène que très peu à des ruptures pratiques, à une démarche concrète si ce n’est celle d’attirer des personnes vers une symbolique. Le fait de « suivre » une page, de « liker » une publication ou bien de mettre un « commentaire » n’engendre qu’un appauvrissement du débat politique.

Voilà pourquoi nous quittons Facebook et Twitter : nous voulons maintenir une stabilité collective avec l’unité populaire contre le fascisme comme objectif de moyen terme. Nous ne voulons plus être submergéEs par le flot abêtissant des algorithmes de Facebook, dans un moment où nous appelons au repli stratégique.

Nous espérons tout de même que ce départ n’empêchera pas de maintenir des échanges entre groupes et à des personnes isolées de nous contacter via le formulaire de contact du site.

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