1er mai 2018 : Renforçons notre camp !

Le 1er mai, c’est la fête de la classe ouvrière en lutte pour son émancipation.

En ce moment, on le constate : la situation n’est pas bonne du tout. Les reculs sociaux s’accentuent, la misère culturelle et l’apathie politique pèsent de tout son poids dans les masses populaires, l’élan vers la guerre se renforce, l’écocide se fait chaque jour plus sentir

La montée du fascisme est l’illustration de la faiblesse politique du courant de la gauche prolétaire. Cette apathie nous oblige à sauver ce qui peut être sauvé en nous fédérant dans l’unité populaire.

Cette stratégie n’a qu’un seul but : renforcer la conscience populaire face à la montée du fascisme. L’extrême droite a de l’avance car elle est à la fois un produit de la crise du capitalisme et sa dernière défense. Ses réseaux, ses moyens, elle les trouve dans une classe sociale qui dirige déjà la société, la bourgeoisie.

A l’inverse, nous, nous devons puiser notre énergie et nos ressources dans la partie progressiste des classes populaires. Mais, du fait d’une vie soumise au travail d’exécution, cela est forcément plus difficile, forcément plus lent, et donc cela demande plus du temps, plus de tenacité.

Nous pensons qu’il faut former, dès maintenant, sans attendre, des espaces politiques unitaires afin de gagner du temps face à la course de vitesse qu’impose le fascisme.

Les jardins collectifs, la fête libre, les librairies, les lieux auto-gérés, les concerts alternatifs, etc., sont des exemples d’espaces d’autonomie populaire mais qui n’ont pas toujours un « verrouillage ». Il faut impérativement y injecter clairement une culture antifasciste de défense :

  • du progrès social et de la Nature
  • des valeurs de solidarité et de métissage
  • de l’égalité et du respect entre les femmes et les hommes

Alors que les fascistes débordent de tous les pores de la société et que l’apathie domine à gauche, l’objectif c’est de consolider ses arrières, de fortifier son camp, de créer des bases.

Se rassembler « contre » l’extrême droite est une condition nécessaire pour une activité antifasciste mais elle n’est pas suffisante. L’idée de « freiner » le fascisme est d’ailleurs contre-productive car cela entretient l’espoir de la stabilité d’une société capitaliste en crise.

Des grévistes en juin 1936. Les symboles communistes et socialistes unis sur une même pancarte.

Le pourrissement social, la morosité culturelle et l’élan guerrier de la classe possédante pour défendre son pouvoir ses richesses développent forcément l’extrême droite.

C’est une course contre la montre : nous ne partons pas de la même ligne de départ mais l’arrivée c’est la sortie ou non de la barbarie du capitalisme.

Voilà pourquoi on ne « freine » pas l’extrême droite mais on la combat pour maintenir ses propres positions en vue de la dissoudre ensuite dans la révolution sociale. 

Nous devons alors raisonner en termes de confrontation et de période : si les fascistes fondent leurs bases, nous devons fonder nos bases avec la perspective à moyen terme d’une lutte entre les forces réactionnaires et les forces progressistes.

Nous disons cela car si dans les centres urbains existent déjà quelques bases progressistes, les personnes qui souhaitent faire de l’antifascisme en dehors des grandes villes sont confrontées à l’absence ou à la faiblesse des espaces politiques progressistes.

Sans espace politique et idéologique porté par le peuple, aucune résistance réelle au fascisme n’est possible à moyen-long terme.

Construisons les « zones antifascistes » dès maintenant !

Fondons et défendons les espaces populaires et progressistes autour de nous !

Laisser un commentaire