Qu’est-ce-que la bourgeoisie ?

Le terme de « bourgeois » apparaît pour la première fois sous la langue latine de « burgensis », puis transcrit en français « burgeis » en 1100. Ce mot désignait « l’habitant libre d’un bourg ».

Les « bourgeois » étaient ces personnes qui, ni paysannes, ni aristocrates, vivaient dans les villes commerçantes plus « libre » face aux obligations féodales. Du fait de cette situation d’ « entre-deux », les « bourgeois » était vus comme la « classe moyenne ».

Avec l’augmentation des guerres entre royaumes, les seigneurs et les aristocrates se sont de plus en plus organisés pour créer une armée régulière.

Le bourgeois des villes au moyen-âge.

Pour cela, ils ont progressivement établi une administration unique et centrale afin de prélever un impôt dans tout le royaume pour financer la guerre.

Il fallait unifier les milices privées de chaque duché dans une seule armée et pour son bon fonctionnement, l’administration centrale a recruté des receveurs des impôts, des contrôleurs, etc.

C’est là que la bourgeoisie est petit à petit devenue la courroie fondemantale d’un appareil d’Etat moderne. Elle était une population lettrée, avec une bonne connaissance juridique du fait de sa présence dans le commerce et les villes. De plus, grâce à l’argent accumulé par le commerce, elle a progressivement acheté la propriété des ateliers de métayers, de ferrailleurs, etc., pour en faire des manufactures plus productives tournées vers l’armée.

Avec l’extension des manufactures, la bourgeoisie avait besoin de plus de main d’oeuvre mais les frontières et les conflits entre les royaumes seigneuriaux bloquaient tout. Il fallait la « liberté » pour cette nouvelle masse de personnes qui, ayant perdu leur propriété agricole, devait vivre en allant travailler dans les manufactures.

C’est ce que Karl Marx nomme « les prolétaires ».

La Révolution Française, la prise de contrôle de la société par la bourgeoisie

Devenue centrale dans la vie politique et économique, la Révolution Française de 1789 a permis à la bourgeoisie de bâtir une société « libérale » afin d’élargir l’accumulation de son capital par l’exploitation salariée.

Dirigeante depuis 1789, la bourgeoisie est une classe sociale qui a eu une fonction dans l’histoire de l’humanité : développer l’industrie moderne et la science tout en amenant l’idée de l’individu « libre » et autonome (philosophie des « Lumières »).

Avec le capitalisme et la bourgeoisie se développe massivement les échanges et les transports.

La base de la bourgeoisie c’est donc la propriété des grands moyens de production, d’échange, et de distribution.

En Haute-Savoie, on a les supermarchés Carrefour, les usines de décolletage dans la vallée de l’Arve, l’autoroute du Mont-Blanc, l’entreprise de BTP Vinci-Benedetti, Tefal à Rumilly, l’usine d’embouteillage à Evian, la compgnie du Mont-Blanc pour le tourisme, etc.

Mais la bourgeoisie génère aussi des couches « intellectuelles » avec des institutions pour gouverner : écoles, télévision, hauts-fonctionnaires, préfets, experts, etc.

Sa puissance, elle la tire donc de la propriété des moyens qui permettent à la population de vivre. Son commandement, elle le tire de sa domination culturelle grâce au rôle historique qu’elle a joué.

Mais depuis la fin du 19e siècle, la bourgeoisie n’a plus de fonction positive dans l’Histoire. Son mode de vie, son système économique et sa vision du monde nous plonge dans plus de barbarie, plus de chaos.

On l’a vu avec la première guerre mondiale dans laquelle la science a été utilisée pour un conflit sanglant et barbare. On l’a vu avec la mise à mort industrielle du peuple juif dans l’holocauste. On le voit aujourd’hui avec l’écocide généralisé, la hausse des dépressions, l’augmentation des maladies, le renforcement du sentiment de solitude, etc.

C’est contre l’ « obsolescence programmée » de la bourgeoisie que s’élève le fascisme. Le fascisme souhaite redonner un rôle « historique » à une classe sociale qui n’en n’a plus depuis longtemps. La nature illogique et mensongère de son projet ne peut que l’amener vers la division raciste, le détournement antisémite, la violence physique contre toute personne opposée.

Mais nous, prolétaires antifascistes, nous savons bien que tout cela est faux, que la société bourgeoise, aujourd’hui périmée, sera demain renversée pour construire une nouvelle société collective et harmonieuse !