Entre nous et la révolution, il y a les fascistes.

C’est parce que nous voulons renverser une société d’exploitation et d’oppression que nous sommes surtout antifascistes.

Pour nous, être antifasciste c’est une étape nécessaire car nous savons que la société doit aller vers un bouleversement profond mais que cette évolution est freinée par l’extrême droite…

Les fascistes : un verrou politique et idéologique

En période de tumultes sociaux et poltiques, il y a une concurrence entre les forces de gauche qui affirment que c’est la lutte contre l’oppression qui est le moteur du boulversement et l’extrême droite qui dit que c’est la lutte des patriotes contre des ennemis « extérieurs ».

Les fascistes avancent forcément plus vite en disant justement que la nation est « agressée », qu’il faut « se mobiliser », dans une société où le nationalisme est valorisé partout (école, télévision, football, etc.).

Cette avancée des fascistes est renforcée par l’absence de perspectives dans les masses populaires. On se sent comme submergéEs par le fatalisme face un quotidien difficile et morose.

DécouragéEs, tout semble bien vain, « on se laisse aller ». Il faudrait s’adapter et poursuivre son intérêt personnel tout en renonçant à un changement global.

La situation actuelle donne alors l’impression que face à l’absorption individualiste dans le capitalisme, il n’existe que la rébellion de type fasciste car elle surfe et se nourrit justement des oppressions quotidiennes.

Chez les fascistes, il n’y a pas besoin  de se remettre en cause soi-même, de batailler au jour le jour contre l’exploitation et les oppressions. Il suffit simplement s’imaginer servir la « grande cause » de la nation par la violence et l’hypocrisie.

Les fascistes du « Bastion Social » sont un bel exemple de cette hypocrisie : « Insurgés contre la fatalité » mais surtout « Ecraser les plus faibles »…

Les fascistes détournent le peuple de la révolution contre la classe dominante tout en feignant faire l’inverse avec leur pseudo révolte de beaufs. Ce sont des menteurs.

Les fascistes sont comme un grain de sable qui vient gripper les mécanismes d’émancipation. Ce sont des saboteurs qui nous font perdre du temps dans la diffusion des idées révolutionnaires dans la société.

Le problème est que par rapport à « cette perte de temps » certaines  personnes veulent justement contourner cette problématique. Mais on ne peut pas contourner un problème qui se pose comme un verrou politique : soit tout reste verrouillé, soit le verrou est brisé.

Lors de la grande crise du capitalisme de la fin du XIXe siècle et face aux premières ligues nationalistes, le communiste Friedrich Engels disait « La société bourgeoise est placée devant un dilemme : ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie » 

Ce mot d’ordre est d’une brûlante actualité car il y a la question cruciale de la place de l’Humanité sur la planète, de son devenir (ou non) comme civilisation sur la Terre.

Face à ce carrefour de l’histoire, les fascistes nous disent que l’enjeu de civilisation c’est l’arrêt du « multiculturalisme », la lutte paranoïaque conte le « grand remplacement ». Ils montrent ainsi qu’ils ne sont que des agents de la barbarie, un vieux reliquat du passé prêts à tout bloquer…

C’est en ce sens que nous disons :

Entre nous et la révolution, il y a les fascistes !

Un jour ou l’autre, les saboteurs fascistes sauterons !

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