La beaufitude néonazie par Edelweiss Pays de Savoie

Le 16 décembre 2017, le groupuscule fasciste savoyard « Edelweiss » (de l’allemand : edel, noble ; weiss, blanc) organise un rassemblement pour le solstice d’hiver. Ces fêtes sont organisées depuis quelques années par ce groupuscule, comme le solstice d’été du 16 juin dernier.

Au programme de cette rencontre, qui se veut ouverte au plus grand nombre : festin mêlant cochon et alcool, esprit festif et expérience de la vie au grand air avec « grand bûcher et bivouac ».

Cette célébration n’est pourtant pas que folklorique.

Le cochon à la broche ou la beaufitude virile

Cette tradition millénaire célèbre la journée la plus ensoleillée et celle la moins ensoleillée de l’année, c’était une pratique animique tournée vers le soleil considéré comme un dieu.

Mais pour ce groupuscule fasciste, la célébration des solstices au XXI ème siècle illustre leur souhait de revenir à une soit-disant « France blanche », héritée d’avant même le christianisme.

Ces fascistes entretiennent ainsi le mythe du français « gaulois », blanc, païen et consommateur de cochon arrosé de bière et de vin rouge. Il est évident que le cochon est utilisé comme un trophée patriarcal et comme un symbole raciste contre les personnes arabo-musulmanes…

L’affiche du solstice d’été 2017 avec son kitt de camaraderie franchouillarde et arriérée

Au-delà de cet esprit beauf, on trouve chez « Edelweiss » la culture néo-païenne du retour a la terre, historiquement liée à la mouvance fasciste du XXe siècle.

En défense de pratiques passéistes (qualifiées d’ « ancestrales » et « authentiques »), les fascistes idéalisent le mode de vie de l’humanité des anciens temps, avec la mise en avant d’un corps humain viril qui doit dominer la nature par tous les moyens.

Ces pratiques représentent bien la vision qu’ont les fascistes de la nature : une chose vue comme une « ressource » qu’on peut s’approprier violemment pour soi.

En plus d’être hors du temps, cette célébration du solstice n’est pas à la hauteur de la déstruction généralisée de la biosphère. En effet, proposer un rassemblement autour d’un animal mort cuit a la broche en s’enivrant d’alcool (même local) banalise la destruction généralisée du vivant, à commencer par les êtres humains.

Le fût de bière locale, comme caution de « rebelle enraciné »

La Savoie est pourtant un département touché par une sur-mortalité liée à l’alcool (cirrhoses, cancers, suicides, accidents de voiture). C’est la nature profondément barbare du capitalisme et notamment la vie pauvre et ennuyeuse dans cette société qui engendrent cela.

La proposition pseudo-festive et culturelle d’« Edelweiss » est indigne face aux victimes permanentes de la barbarie, qu’on pense aux 49 000 décès en France liés à l’alcoolisme ou bien encore à la disparition de milliers d’espèces animales liés à la sixième exinction de masse

« Edelweiss » n’offre rien pour créer une nouveau rapport harmonieux avec la nature, en rupture avec l’arriération culturelle dans nos zones. Il n’y a rien non plus pour la formation d’espaces festifs libres et respectueux.

Le solstice d’ « Edelweiss » c’est le maintien irréductible de la beauferie savoyarde enrobée d’un pseudo esprit de rebelle néo-païen…

Par ces pratiques, les militants d’Edelweiss montrent qu’ils ne proposent rien d’autre que ce que le capitalisme nous propose déjà, avec son lot de violence et de sexisme.

Chaleur et ambiance « White Power » dans les bois savoyards…

En fait, « Edelweiss » joue son rôle historique de fascistes : paralyser toute avancée positive en démultipliant les horreurs du capitalisme.

A l’inverse, nous, nous voulons dépasser le capitalisme pour établir des nouvelles formes de vie solidaires en respect de la nature.

En plus, grâce au développement technique et scientifique nous savons qu’il est possible d’inclure tout le monde dans la société, quel que soit les origines ethnoculturelles, les handicaps, les aptitudes phyisques et mentales des personnes…

C‘est bien dans le dépassement de cette société et non en « remontant » le temps et en défendant des vieilles cultures de mort qu’on trouvera une solution…

A l’inverse des néonazis, nous voulons nous libérer d’un quotidien où la mutilation des personnalités par le capitalisme est la règle, où l’agression de la nature est permanente.

Reproduire cela, c’est faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers ! Les néonazis d’Edelweiss ne sont qu’une parenthèse qui se refermera tôt ou tard !

Antifascistes, préparons la rupture progressiste pour une société humaine pacifiée et harmonieuse avec la nature !

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