Contre la morosité !

Nous vivons une époque de pression intense du fascisme. Il y a bien évidemment les groupuscules d’extrême droite qui s’agitent et se renforcent, comme dernièrement à Chambéry. Mais n’oublions pas que derrière ces fascistes se cache un mouvement de fond, qu’est le fascisme.

Au quotidien, le fascisme se traduit par une forme de fatalisme chez une majorité de personnes. Poussée à l’extrême, cela débouche parfois sur la misanthropie, c’est-à-dire le rejet violent de l’espèce humaine.

Lorsqu’on voit les dégâts énormes que subit la planète, les violences et les trahisons au quotidien, le mépris scandaleux des dirigeants ou encore les horreurs que subissent les animaux, la tentation de sombrer dans une sorte de spleen est forte.

Ce « état d’esprit » est d’ailleurs présent actuellement dans de nombreuses productions de la « culture pop ».

Par-exemple, le rap alternatif est aujourd’hui remplie de chansons exprimant cette tendance à l’évasion et au pessimisme. « Le Monde ou rien » du groupe PNL en est peut-être la meilleure des illustrations et ce n’est pas pour rien qu’il y a un échos énorme de ce style dans le rap actuel. Mais ne voir que le côté négatif ne serait pas juste car il y a aussi l’aspect que l’on peut qualifier « d’attente critique ». Les masses populaires sont comme figées, dans l’attente de quelque chose…

Tout cela n’est que le produit de la classe dominante qui s’effondre petit à petit. Elle propsère donc sur cet « état d’esprit » de l’époque. L’avènement de régime fasciste s’est souvent fait après des périodes de ce type où d’importantes parties de la population n’ont plus d’espoir collectif… Le moment de flottement laisse évidemment la porte ouverte aux fascistes !

Sans l’optimisme dans l’avenir, on ne peut pas correctement s’opposer à la montée de la guerre et à la dévastation écologique. Ces deux symptômes de la crise du capitalisme renforcent l’extrême droite qui surfe au quotidien sur le pessismisme, l’ennui, la solitude, la tristesse… Et cela se fait encore plus sentir dans les zones en dehors des grandes villes où prime le « voiture-boulot-dodo »…

L’antifascisme propose alors une résistance qui passe par une vision du monde positive et solidaire. Nous sommes optimistes non pas par naïveté ou pour faire  « sympathique ».

Nous combattons sans cesse pour prendre soin des autres, aller de l’avant sans laisser des personnes de côté, refuser les comportements de destruction, garder des positions de lutte… Notre optimisme est une arme de combat car nous savons que le fatalisme actuel n’est qu’une paranthèse qui se refermera tôt ou tard.

Le changement climatique engendrant toujours plus de réfugiés climatiques, la destruction en général de la biosphère, la montée de la guerre impérialiste imposeront demain une lutte des masses populaires contre la barbarie de la bourgeoisie. Le fait qu’une majorité de gens soient aujourd’hui figée ne peut pas tenir. Comme nous l’a dit Walter Bassan, résistant communiste contre le nazisme en Haute-Savoie, déporté à Dachau en mai 1944 :

« il faut faire confiance dans le peuple. Les idées justes reviennent toujours »

Notre identité, c’est l’optimisme contre le morisité ambiante ! Au-delà du fatalisme et de l’ennui, on peut le dire : la situation est excellente.

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Une réflexion au sujet de « Contre la morosité ! »

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